2015. LE MUR EST PARIS

LE MUR EST PARIS

Lucie Pecron BJ2B

Lucie Pecron BJ2B

13 NOVEMBRE 2015

Louise Henault

Louise Henault, BJ1

« Vendredi 13 novembre… Une soirée entre amis, on est tous content, le week-end est prolongé. On s’amuse, on rigole. Alex a joué au loto et ne cesse de répéter qu’il a les numéros gagnants. Anne-Lise met de la musique et chantonne. Elle a fait des pâtes carbo. Je suis végétarienne, elle avait oublié. Elle refait cuire des pâtes pour moi… Hugo a le sourire aux lèvres, il a ramené son jeu de cartes, et compte bien nous apprendre à jouer à la belote. Alex ne lâche pas son téléphone de la soirée, ça devient pénible, vraiment ! On lui fait la remarque, une fois, deux fois, trois fois… Il ne répond rien. Son sourire se crispe. Il relève les yeux, paniqué, puis, il annonce  » Il y a eu un attentat à Paris… encore… ils énoncent le Bataclan, le Stade de France, un bar à Paris… Apparemment, des morts, 30 ou 40, quelque chose comme ça… » Je lui fais répéter, plusieurs fois. Il ne peut pas être sérieux. On ne le croit pas. C’est son genre, cet humour noir qui n’amuse personne… Et puis, il répète encore une fois, non, il ne plaisante pas. La soirée devient froide. Nous ne rions plus. Nous sommes tous agrippés à nos téléphones, et cette fois, personne ne s’en plaint… Plus tard… Nous découvrons, non pas 30 morts, ni 40, ni 50, mais… La liste des victimes défile, on regarde les noms s’afficher, et la peur au ventre, suppliant égoïstement le ciel que notre entourage ne soit pas concerné… Les pâtes sont froides. Alex a laissé tomber son ticket de loto. Hugo ne sourit plus. Les cartes restent dans le sac. Anne-Lise ne chante plus. » Karen Pardal, BJ2

Chloé Maugrion

Chloé Maugrion, BJ1

« Ils ont tiré sur tout ce qui bouge, tuant hommes et femmes avec froideur… Il nous faut rester droits, leur montrer qu’on n’a pas peur, ne pas rentrer dans leur volonté qu’on ne se sente plus en sécurité dans notre pays. Restons forts et fiers de ce pays. Mes condoléances aux familles. » Augustin Bourlier, BJ1.

« Quand j’ai appris cela, j’étais avec ma meilleure amie, on s’était réveillé très tard, on déjeunait devant la télé, et en changeant de chaines, on a vu, on a compris et on est rentré dans une colère… » Mallaury Reynier, BJ1.

Anoah Tanay

Anoah Tanay, BJ1

 

« Lorsque j’ai appris ce qui s’est passé, j’étais dans la rue, je n’y croyais pas, je pensais que c’était terminé depuis Charlie Hebdo, mais en fait, non… Je n’avais jamais vu Paris aussi terrorisé, les gens qui paniquaient dans la rue après la fuite des terroristes, qui se précipitaient dans les taxis, les voitures, une énorme circulation dans les rues, mais bizarrement, c’était silencieux… Je n’ai pas directement compris pourquoi, ces meurtres, ces bombes… Je ne pensais pas qu’un tel acte pouvait se reproduire à Paris, nous sommes en guerre aujourd’hui, une guerre d’un nouveau genre, qui atteint principalement la population. » Alexandre Giraud, BJ1.

Lucy Samko et Camille Tatin

Lucy Samko et Camille Tatin, BJ1

« J’ai peur… L’Etat islamique me fait peur… Je suis musulmane, et j’ai honte… J’ai très peur de dire que je suis musulmane, et que les gens me regardent d’un autre regard… »

« A ce moment-là, j’étais chez une copine, j’ai eu peur, j’ai eu doublement peur, car mon ami d’enfance habite Montreuil, la voiture qui a explosé, c’était en bas de chez lui, il y était cinq minutes plus tôt… » Flore Athomas, BJ1.

Lucie Reniaud

Lucie Reniaud, BJ1

 

« C’est ignoble et inhumain. On est en sécurité nulle part, c’est ce qu’ils veulent nous faire comprendre… On écrit, On va dans un bar, On écoute un concert, On regarde un match de foot… et… » Ambre Deletang, BJ1.

 

« Si je n’avais pas été avec mon père, ce week-end du 13 novembre, mon père aurait sûrement été à Charonne où il travaille, là où s’est passé l’un des attentats… A mon retour, à la gare de Paris, chaque regard, chaque bruit inhabituel me faisaient peur, malgré l’armée, la police, la gendarmerie… Je soutiens les famille, et j’aurais aimé aller sur les lieux poser une fleur ». Mélanie Villeneuve, BJ1.

Marie Guillemain

Marie Guillemain, BJ2B

 

« La France reste soudée, et n’a pas peur, car avoir peur, c’est leur donner la victoire… La France fait face à ce qui s’est passé, même si ces actes nous ont tous bouleversés. Chacun essaie de retrouver une vie normale… Elle ne le sera plus jamais pour certains… Mais, la France n’a pas peur, la France est soudée quoi qu’il advienne… Mon père a un ami qui a perdu un fils… Et j’ai, moi aussi perdu un ami précieux au Bataclan… » Melissa Gruat, BJ1.

 

« Ce qui s’est passé le 13 novembre 2015 est juste… horrible. Personne ne comprend une atrocité pareille… Trois jours de deuil national… des regroupements silencieux devant le Bataclan… devant les bars… Une minute de silence… Le soutien des pays de toute la planète… Mais personne n’oubliera jamais ce vendredi 13 novembre ». Lea Moreau, BJ1.

 

« C’est comme un œil qui pleure… Ce 13 novembre restera dans nos mémoires… L’œil représenterait les citoyens français, avec le drapeau « bleu, blanc, rouge », et les larmes, les marques de la barbarie… Ce 13 novembre, on aurait pu être là, au mauvais moment, au mauvais endroit… » Kimberley Paul, BJ1.

 

« La religion ne transforme pas les hommes en criminels, ce sont les criminels qui utilisent la religion comme alibi de leur soif du pouvoir… Pas d’amalgames… Pensez toujours par vous-mêmes, et prenez les infos lorsqu’elles sont fiables… Pensez « libres » !… Pas de Racisme… N’ayez pas peur ! Merci ». Justin Doré, BJ1.

 

« La solidarité sera notre cri de guerre ». Isahora Güell, BJ1.

Xinqi Lu

Xinqi Lu, BJ2B

LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE