2013. STAGES LEONARDO

mon stage en entreprise à l’étranger !

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en Belgique, devant IATA, l’école partenaire de bijouterie à Namur…

Ce sont des journées qui ressemblent à une rentrée des classes ou un rendez-vous de première embauche… Elles ne parlent pas italien, ni portugais. Elles ne connaissent pas la Belgique, l’Italie ou le Portugal. Elles n’ont jamais visité une entreprise de bijouterie à l’étranger… Grâce à une bourse de mobilité professionnelle Leonardo, c’est parti pour quatre semaines de grandes aventures professionnelles pour les 13 lycéennes de Première BMA !

Sertissage et taille de pierres en Italie… Celia, Lucie, Elodie, Marie-Michèle, Serena, Hélène et Anaïs viennent de vivre leur première journée de stage en entreprise en Italie ! Valenza, capitale des joailliers et des lapidaires dans le Piémont, est aussi la ville de notre partenaire européen, l’école Benvenuto Cellini qui assure le lien entre les entreprises italiennes et nos stagiaires d’un mois ! Ce matin-là, à 10 heures, le ventre serré, Hélène se rend dans l’atelier de bijouterie Big Bag dans le centre ville de Valenza. Elle est arrivée en Italie la veille, le temps de parcourir avec ses deux professeurs cette cité des orfèvres et de croiser l’équipe italienne lors d’une visite de l’école partenaire. « La patronne de l’entreprise est sympathique, les employés agréables, personne ne parle français, mais malgré le stress, dès le premier jour on sait qu’on va perdre cette boule au ventre ! »

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A quelques rues de là, dans l’atelier de sertissage Alessandro Arfini, Elodie découvre un bâtiment vitré et design, dans lequel elle se sent bien immédiatement, et commence illico à travailler sa première pièce. Lucie, quant à elle, rêve à son stage depuis plusieurs jours, un certain mal à s‘endormir, entre impatience et affolement. Le jour J arrivé, « L’angoisse montait, je suivais mes professeurs dans l’atelier Dal Lago, un peu à l’écart, je regardais la scène de loin et très vite le responsable très accueillant m’a mise à l’aise, j’étais beaucoup plus sereine ! » Plus loin, Anaïs franchit le pas de l’entreprise Elle di Lapichino Luca, « Le cœur battant la chamade, j’ouvre la porte, et une dame souriante m’accueille pour me présenter les lieux, c’est un atelier moderne et très spacieux qui emploie une quinzaine de bijoutiers et de sertisseurs, je suis impatiente de commencer ! »

Valenza est aussi un centre traditionnel majeur pour la taille des pierres, des centaines de lapidaires travaillent encore aujourd’hui dans les ateliers de la ville ou « en chambre ». Pour les lycéens bijoutiers de l’équipe, cette opportunité est une véritable plus-value professionnelle dans la formation, tant le métier de lapidaire n’est pratiquement plus dispensé en France. Marie-Michelle aborde son stage chez Gocce di Luce avec ce regard-là : « Je suis très contente de cette aventure, c’est une expérience nouvelle, un enrichissement personnel et professionnel ! » Serena vient de rentrer dans la société Say Gems, là aussi la peur et l’angoisse laissent place rapidement à de grandes découvertes : « Paolo, mon maître de stage m’a immédiatement dit en français de commencer à tailler la nacre en cabochon, il m’a montré la technique, je me suis sentie en confiance, cette première journée est vraiment passée très vite ! » Dans l’atelier de lapidaires Gemme SNC, Célia voit son rêve de toujours se réaliser : « C’est une expérience incroyable, un métier totalement inconnu qui m’a toujours intriguée, savoir comment tailler une pierre pour qu’elle obtienne son meilleur éclat ! »

Bijouterie et gemmologie en Belgique… Ailleurs en Europe, d’autres lycéens bijoutiers de Jean Guéhenno vivent des expériences similaires, grâce aux partenaires sur place, les écoles de bijouterie correspondantes du journal lycéen et membres du réseau européen créé il y a 21 ans à Saint-Amand Montrond. Quatre élèves sont actuellement en Belgique pour un stage de bijouterie et gemmologie dans la ville de Namur. Johanna, Alice, Lola et Justine se sont parfaitement intégrées à l’Institut des Arts, Techniques et Artisanats de la ville de Namur… Elles ont travaillé ce mois de mai 2013 avec des professionnels bijoutiers à la fois le sertissage et l’approfondissement de plusieurs types de sertis… mais aussi l’occasion d’une autre approche sur la ciselure, le rattrapage de fonte, et la soudure laser !

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Alain Heerins, professionnel de l’Institut et aussi éminent gemmologue belge les a émerveillées par son domaine : « Au-delà de la théorie, nous avons abordé la gemmologie par le concret, par de véritables expertises de pierres, nous avons dû identifier les gemmes, et aussi il était important de savoir reconnaître les pierres naturelles des pierres artificielles… » Johanna raconte ainsi, au nom de l’équipe cette première expérience de terrain en gemmologie… Quatre semaines en Belgique, c’est bien sûr aussi l’occasion d’un parcours professionnel dans l’autre région du pays où nous avons également construit un partenariat depuis longtemps. En Flandre, le temps d’une visite à Anvers pour découvrir la cité des diamantaires, le quartier hyper sécurisé près de la gare, les bourses du diamant, les fournisseurs et les innombrables succursales de haute joaillerie. L’école partenaire SIHA « Stedelijk Instituut voor Handel en Ambachten » leur a ouvert les portes, le temps d’une visite et de découvrir leurs formations aux métiers du bijou, mais aussi des futurs diamantaires !

Joaillerie et orfèvrerie au Portugal… A l’autre bout de l’Europe, à Lisbonne, Marion et Juliette découvrent l’orfèvrerie et la joaillerie du Portugal, chez Leitao & Irmao, la fabrique de bijoux la plus célèbre du pays, là où la tradition artisanale s’est forgée au début du 19ème siècle, sous le roi Pierre 1er, empereur du Brésil ! C’est une entreprise exceptionnelle en Europe. A sa création, l’établissement était à la fois une boutique et un atelier, où les clients pouvaient depuis le comptoir regarder les artisans travailler les techniques traditionnelles comme le filigrane. La renommée de la maison Leitao & Irmao fut donc concrétisée en 1873 par la Couronne impériale brésilienne qui leur accorda le titre d’orfèvre de la Maison Impériale du Brésil ! La Maison a tiré sa plus grande inspiration des traditions populaires de Lisbonne et de son histoire, des formes se trouvant sur les meubles, les poteries ou les objets d’art du quotidien, des formes historiques basées sur le style manuélin du monastère Jeronimos par exemple, ou encore du gothique issu du monastère de Batalha… Puis, à travers les années, la Maison Leitao & Irmao a coopéré avec une multitude d’artistes dans les domaines les plus variés, impliquant ainsi de nouveaux matériaux, de nouvelles techniques et l’assimilation de diverses tendances du monde entier ! Conformément au titre d’orfèvre du Brésil, Leitao & Irmao possède le titre de bijoutiers de la Couronne Portugaise depuis 1887. Le poinçon de la Maison est maintenant le plus ancien en usage dans le monde, et également l’un des plus vieux au monde…

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Aujourd’hui encore, tous les articles continuent à être produits dans leurs propres ateliers, et tous conservent la marque du fabricant, assurant ainsi la plus haute qualité. Le label Leitao & Irmao est synonyme de prestige dans le monde entier, et d’ailleurs l’entreprise entretient des relations internationales avec le tissu économique de tous les continents. Les bijoux sont effectivement uniques et beaucoup de pièces sont exposées dans des collections privées ou des musées des quatre coins du monde. Juliette et Marion se souviennent « Partout dans Lisbonne, y compris dans le métro, on pouvait voir des affiches publicitaires de Leitao & Irmao. » Ici, le stage s’est déroulé en deux parties, deux semaines dans l’atelier de bijouterie et deux semaines dans celui d’orfèvrerie, histoire de découvrir le maximum de leurs techniques spécifiques.

Au quotidien, Juliette et Marion ont partagé le travail des bijoutiers et des orfèvres, deux corporations totalement différentes, mais réunies autour d’une même passion, le jeu du métal… « Nous avons été très bien accueillies dans ce cercle, les employés sont tous passionnés par leur métier, j’ai appris pendant ce stage que le bon travail s’acquiert grâce à l’expérience et aux erreurs réalisées… Sans erreurs, on ne peut pas avancer ! On m’a demandé de faire une reprise de fonte sur un pendentif en or, de reproduire un pendentif en argent à l’identique du modèle donné, mais aussi de chercher des idées pour réaliser une bague en cire… » Juliette commente ainsi cette expérience : « Ce stage m’a aussi permis de m’essayer au ciselage, quelque chose de nouveau pour moi, j’ai ciselé plusieurs pièces, avec parfois des écritures dessus, et des boucles d’oreille en argent, puis un bracelet imposant en argent ajouré, un travail long qui demandait une concentration permanente tout au long de la réalisation ! »

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en Italie, dans l’école Istituto Benvenuto Cellini de Valenza, notre partenaire italien…

 

compte-rendu et rapports de stage en entreprise,

Célia Peltre, Lucie Esnault, Elodie Lehoux, Marie-Michelle Camessety, Séréna Marchais, Hélène Dez et Anaïs Leger (en Italie), Johanna Massolin, Alice Pouzet, Lola Navel et Justine Tessaro (en Belgique), Marion Herment et Juliette Lecomte (au Portugal)… remerciements aux entreprises, et aux écoles partenaires du projet à Valenza, Namur, Anvers et Lisbonne.